Sentir la tempête arriver. Ressentir la tourmente qui s’approche.
Un océan de souffrance se dessine. Il se déchaîne et vous entraîne. Vers le fond.
Le calvaire peut commencer.
Les vents tournoient à faire perdre la raison. Les nuages cachent l’horizon.
Les flots hurlent et soulèvent des vagues de douleurs.
Lutter pour ne pas être emportée.
S’accrocher désespérément à l’espoir.
Mais la tempête devient ouragan. Il ravage tout.
Couler.
Sentir la peine vous assaillir. Le chagrin réduire vos forces à néant.
Le mal vous envahit et vous submerge. Il vous brise. Il vous aspire. Vers le fond.
Le supplice est à son comble.
Couler au cœur de l’enfer.
Appeler à l’aide. Crier sa peur. Pleurer, seule, dans le naufrage.
Et appeler, une dernière fois au secours.
Croire avec ce qu’il reste d’espérance que la main se tendra.
Qu’elle viendra vous extirper de votre perte.
Couler.
Et contre toute attente, elle vient.
Mais elle vous appuie si fort sur le cœur.
Que le fruit de son intervention est à mille lieux de l’effet escompté.
L’âme en larmes, à des années lumières du résultat tellement prié.
La folie vous guète.
Suffoquer avant de sombrer.
Vidée de toute résistance et faible, couler.
Et la main aimée achève votre déchéance.
Elle vous abandonne.
Se noyer…
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